La conchyliculture en quelques chiffres

Vous connaissez la conchyliculture ? La conchyliculture, ou culture des coquillages, est une activité traditionnelle importante en France avec toute une filière autour de ce métier pas comme les autres. L’ostréiculture, la culture des huîtres, et la mytiliculture, celle des moules, rassemblent la grande majorité des entreprises de cette filière. Mais d’autres espèces sont élevées comme la coque, la palourde ou l’ormeau… Voici un petit panorama économique des 2 filières emblématiques de la conchyliculture : l’ostréiculture et la mytiliculture.

L’ostréiculture

L”ostréiculture en France est encore le fait de nombreuses petites entreprises familiales : 2 172 entreprises ont produit des huîtres adultes en France en 2018, dont 2031 ont élevé des huîtres creuses et 141 des huîtres plates. Une grande majorité d’entreprises ostréicoles a son siège basé en Charente-Maritime, mais certains producteurs sont amenés à élever leurs huîtres dans différents bassins conchylicoles, en fonction de l’adaptation des zones de production aux différentes étapes du cycle d’élevage.

En 2018, les ostréiculteurs français ont produit  92 225 t d’huître creuse, Crassostrea gigas, pour 374 millions d’€ de ventes. Cela fait de la France le premier pays producteur en Europe pour cette espèce. Bien qu’elle soit l’espèce historiquement présente sur  nos côtes, l’huître plate, Ostrea edulis n’est plus produite qu’en faible quantité, 721 tonnes pour 5,7 millions d’€ de vente en 2018. Les stocks de reproducteurs ont en effet été décimés par plusieurs maladies successives dans les années 1920, puis à partir de la fin des années 60.

La mytiliculture

Filière plus petite, la mytiliculture compte 642 entreprises en 2018, dont près d’1/3 est basé en Méditerranée. Les ventes de moules ont représenté 48 844 t pour 101 millions d’€, toutes espèces confondues. C’est tout de même 44 192 t de moule bleue Mytilus edulis qui ont été vendues pour 93 millions d’€, contre 4 652 t de moule méditerranéenne Mytilus galloprovincialis, pour 7,9 millions d’€.

 

La répartition des ventes en 2018

Les circuits de commercialisation des huîtres sont très diversifiés :

– 26 % des ventes d’huîtres se sont faites auprès des grossistes, pour 99 millions d’€ (mareyeurs, revendeurs, courtiers)

– 24 % en vente directe au consommateur, pour 90 millions d’€ (dont les dégustations à l’établissement).

– 20 % des ventes auprès des restaurateurs, des traiteurs et des poissonniers.

– 20 % à destination des GMS (un peu plus de 74 millions d’€).

– le reste part principalement à l’exportation.

Pour les moules, les ventes se répartissaient de façon similaire, à l’exception de la vente directe (6 millions d’€) : les ventes auprès des grossistes ont représenté près de 51 millions d’€, celles à destination des restaurateurs, traiteurs et poissonniers et auprès des GMS atteignaient respectivement 21 et 19 millions d’€.

 

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